Solitude vs Loneliness
Loneliness is the poverty of self; solitude is the richness of self.
mercredi 7 mai 2008
Loneliness
Loneliness is darkness
A never-ending night.
Even though the black won’t go away,
You’ll never fall asleep.
Because loneliness sparks a fear
And unlike other nightmares
Awakening will not vanish it;
For the darkness is too strong
To allow any rest.
It makes memories into ghosts
And dreams into spirits.
Too vague to remember
Too important to forget.
A never-ending night.
Even though the black won’t go away,
You’ll never fall asleep.
Because loneliness sparks a fear
And unlike other nightmares
Awakening will not vanish it;
For the darkness is too strong
To allow any rest.
It makes memories into ghosts
And dreams into spirits.
Too vague to remember
Too important to forget.
lundi 5 mai 2008
Nowhere to run
Have you ever felt like there was nowhere to run? No one there, when all you need is a shoulder to cry on? Where can you go when you get caught up in the drift of everything that is flowing through your head? When all the pain comes rushing in and all you do is cry out to be saved, but there is no one there to feel your pain. You feel so faraway from the world and you are lost in thought. Just remember that you will find your way home. You are going to make it alone. All you need to do is say that you can make it all the way, through thick and thin, you can make it in. You are strong enough to mend, even if you feel afraid hold on tighter to your faith, and live one more day to make it through the rain. Do not give in to all the things that pull you down. You will make it safe and sound. Keep pushing on and you will see that everything you need will come if you just keep going a little further. When people come to push you down don't be afraid because you can make it all the way. Don't hesitate; just walk through the gate and you will see that you have made it all the way through the rain.
samedi 3 mai 2008
vendredi 2 mai 2008
Lonely Leaf
I am but a lonely leaf,
As it falls to the ground,
Floating aimlessly downward,
With no other leaves around.
I am but a lonely leaf,
Drifting with a mind of its own,
Never knowing where it may land,
Or which direction it will be blown.
I am but a lonely leaf,
Yet sometimes I am as green as can be,
Flying through the air happy,
Like I was set free.
I am but a lonely leaf,
And most of the time I am brown,
For even if there are other leaves,
I feel like I'm the only one around.
As it falls to the ground,
Floating aimlessly downward,
With no other leaves around.
I am but a lonely leaf,
Drifting with a mind of its own,
Never knowing where it may land,
Or which direction it will be blown.
I am but a lonely leaf,
Yet sometimes I am as green as can be,
Flying through the air happy,
Like I was set free.
I am but a lonely leaf,
And most of the time I am brown,
For even if there are other leaves,
I feel like I'm the only one around.
jeudi 1 mai 2008
Cadeau pour Sylvie - Joe Dassin
А это подарок себе любимой.
C'était un soir, un matin peut-être, Sylvie
T'en souviens-tu, Sylvie, je ne sais plus, Sylvie
C'était l'été, l'automne peut-être, Sylvie
Je n'en sais rien, Sylvie, c'est déjà loin, Sylvie
On perd jusqu'à la mémoire
D'un air que l'on a chanté
Et ton image nous sépare
Des paysages familiers
D'une rivière, d'un banc de square
Et d'une chambre où tu venais
Qui se souvient de nous, Sylvie
Qui peut penser à nous
Qui sait encore qu'il y a longtemps
On s'aimait fort, on s'aimait tant
Mais tout s'efface, tout se remplace, Sylvie
Rêves d'enfants, Sylvie, rêves de grands aussi
Et le bonheur lui-même passe, Sylvie
Comme le temps, Sylvie, comme le vent, Sylvie
On perd jusqu'à la mémoire
D'un air que l'on a chanté
Et cet instant et ce visage
Que l'on voudrait se rappeler
Ne sont que des châteaux de sable
Bientôt la mer va remonter
Qui se souvient de nous, Sylvie
Qui peut penser à nous,
Qui sait encore qu'il y a longtemps
On s'aimait fort, on s'aimait tant
Mais on s'est sans doute fait des promesses, Sylvie
T'en souviens-tu, Sylvie, je ne sais plus, Sylvie
Amour d'un jour, amour de jeunesse, Sylvie
Se sont perdus, Sylvie, et tu n'es plus qu'un oubli
C'était un soir, un matin peut-être, Sylvie
T'en souviens-tu, Sylvie, je ne sais plus, Sylvie
C'était l'été, l'automne peut-être, Sylvie
Je n'en sais rien, Sylvie, c'est déjà loin, Sylvie
On perd jusqu'à la mémoire
D'un air que l'on a chanté
Et ton image nous sépare
Des paysages familiers
D'une rivière, d'un banc de square
Et d'une chambre où tu venais
Qui se souvient de nous, Sylvie
Qui peut penser à nous
Qui sait encore qu'il y a longtemps
On s'aimait fort, on s'aimait tant
Mais tout s'efface, tout se remplace, Sylvie
Rêves d'enfants, Sylvie, rêves de grands aussi
Et le bonheur lui-même passe, Sylvie
Comme le temps, Sylvie, comme le vent, Sylvie
On perd jusqu'à la mémoire
D'un air que l'on a chanté
Et cet instant et ce visage
Que l'on voudrait se rappeler
Ne sont que des châteaux de sable
Bientôt la mer va remonter
Qui se souvient de nous, Sylvie
Qui peut penser à nous,
Qui sait encore qu'il y a longtemps
On s'aimait fort, on s'aimait tant
Mais on s'est sans doute fait des promesses, Sylvie
T'en souviens-tu, Sylvie, je ne sais plus, Sylvie
Amour d'un jour, amour de jeunesse, Sylvie
Se sont perdus, Sylvie, et tu n'es plus qu'un oubli
mercredi 30 avril 2008
Voyage au Canada
Paroles et Musique: Charles Trenet 1951
Une famille des plus charmantes
Trois enfants maman papa
Partit un beau jour de Nantes
Pour visiter le Canada
Fixant leur itinéraire
Après maintes réflexions
Ils choisirent pas ordinaire
Ces moyens de locomotion
C'est ainsi qu'avant de partir
Ils chantaient pour se divertir
{Refrain:}
Nous irons à Toronto
En auto
Nous irons à Montréal à cheval
Nous traverserons Québec à pied sec
Nous irons à Ottawa en oua oua
Nous irons à Valleyfield sur un fil
Nous irons à Trois Rivières en litière
Passant par Chicoutimi
Endormis
Nous irons au lac Saint-Jean en nageant
Voilà ! Voilà !
Un beau voyage un beau voyage
Voilà ! Voilà !
Un beau voyage au Canada !
Oui mais parfois c'est étrange
On ne fait pas toujours ce qu'on veut
Bien souvent le hasard change
Nos projets les plus heureux
Nos amis furent c'est pas de chance
Victimes d'une distraction
Du chef du bureau de l'agence
Des moyens de locomotion
Et à cause de l'employé
Qui s'était trompé de billets
Ils allèrent à Toronto
En nageantIls allèrent à Montréal endormis
Ils se rendirent à Québec en litière
Ils allèrent à Ottawa sur un fil
Ils allèrent à Valleyfield à pied sec
Ils allèrent à Trois Rivières en oua oua
Passant par Chicoutimi à cheval
Ils plongèrent dans le lac Saint-Jean en auto
Voilà ! Voilà !
Un beau voyage au Canada !
Depuis ce temps-là
Messieurs dames
Les voyageurs ont compris
Pour éviter bien des drames
Il faut à n'importe quel prix
Contrôler dans les agences
Les billets de locomotion
Si vous partez en vacances
La plus simple des précautions
C'est de chanter mon petit air
Mon petit air itinéraire
{au Refrain}
Une famille des plus charmantes
Trois enfants maman papa
Partit un beau jour de Nantes
Pour visiter le Canada
Fixant leur itinéraire
Après maintes réflexions
Ils choisirent pas ordinaire
Ces moyens de locomotion
C'est ainsi qu'avant de partir
Ils chantaient pour se divertir
{Refrain:}
Nous irons à Toronto
En auto
Nous irons à Montréal à cheval
Nous traverserons Québec à pied sec
Nous irons à Ottawa en oua oua
Nous irons à Valleyfield sur un fil
Nous irons à Trois Rivières en litière
Passant par Chicoutimi
Endormis
Nous irons au lac Saint-Jean en nageant
Voilà ! Voilà !
Un beau voyage un beau voyage
Voilà ! Voilà !
Un beau voyage au Canada !
Oui mais parfois c'est étrange
On ne fait pas toujours ce qu'on veut
Bien souvent le hasard change
Nos projets les plus heureux
Nos amis furent c'est pas de chance
Victimes d'une distraction
Du chef du bureau de l'agence
Des moyens de locomotion
Et à cause de l'employé
Qui s'était trompé de billets
Ils allèrent à Toronto
En nageantIls allèrent à Montréal endormis
Ils se rendirent à Québec en litière
Ils allèrent à Ottawa sur un fil
Ils allèrent à Valleyfield à pied sec
Ils allèrent à Trois Rivières en oua oua
Passant par Chicoutimi à cheval
Ils plongèrent dans le lac Saint-Jean en auto
Voilà ! Voilà !
Un beau voyage au Canada !
Depuis ce temps-là
Messieurs dames
Les voyageurs ont compris
Pour éviter bien des drames
Il faut à n'importe quel prix
Contrôler dans les agences
Les billets de locomotion
Si vous partez en vacances
La plus simple des précautions
C'est de chanter mon petit air
Mon petit air itinéraire
{au Refrain}
lundi 28 avril 2008
Jojo - Patricia Kaas
On a tous des mots d'amour
Cachés au fond de soi
Un quai de gare à Cherbourg
Où l'autre ne viendra pas
On a tous laissé des larmes
Dans un hôtel du Nord
Pour un homme ou pour une femme
Qui s'appelait encore
Si tu savais comme je sais qu'tu l'oublieras jamais
Tu t'en fous de c'que j'te dis, je sais, je sais.
Refrain:
Arrête de boire Jojo
Tu vas finir barjo
Pour trois fois moins que rien
On est toutes des putains.
Arrête de boire ivrogne
L'Alsace et la Bourgogne
J'vais t'dire c'que t'es ce soir
T'es le roi des comptoirs
Y a des moments tu m'fais honte
A t'regarder souffrir
Allez demande leur ton compte
Maintenant il faut partir
Tu vois pas qu'ils s'foutent de toi tous ces p'tits mecs au bar
Me dis pas qu't'es devenu ça, j'pourrais pas le croire.
Refrain
On a tous des mots d'amour
Cachés au fond de soi
Un quai de gare à Cherbourg
Où l'autre ne viendra pas
Cachés au fond de soi
Un quai de gare à Cherbourg
Où l'autre ne viendra pas
On a tous laissé des larmes
Dans un hôtel du Nord
Pour un homme ou pour une femme
Qui s'appelait encore
Si tu savais comme je sais qu'tu l'oublieras jamais
Tu t'en fous de c'que j'te dis, je sais, je sais.
Refrain:
Arrête de boire Jojo
Tu vas finir barjo
Pour trois fois moins que rien
On est toutes des putains.
Arrête de boire ivrogne
L'Alsace et la Bourgogne
J'vais t'dire c'que t'es ce soir
T'es le roi des comptoirs
Y a des moments tu m'fais honte
A t'regarder souffrir
Allez demande leur ton compte
Maintenant il faut partir
Tu vois pas qu'ils s'foutent de toi tous ces p'tits mecs au bar
Me dis pas qu't'es devenu ça, j'pourrais pas le croire.
Refrain
On a tous des mots d'amour
Cachés au fond de soi
Un quai de gare à Cherbourg
Où l'autre ne viendra pas
samedi 26 avril 2008
Ma dernière chanson pour toi - Joe Dassin
Elle était si simple, la première
Celle des amours buissonnières
Elle ne parlait que de toi
Et voilà, j'arrive à la centième
Elle te dit encore "je t'aime"
Ma dernière chanson pour toi.
La première, je l'ai trouvée sans le vouloir
Je n'ai eu qu'à écouter ma guitare
J'avais presque perdu la raison
Dans mon imagination
Tu étais plus belle que toi
Elle était naïve, la première
Je l'ai faite pour te plaire
Elle ne parlait que de toi
Et voilà, j'arrive à la millième
Elle va te faire de la peine
Ma dernière chanson pour toi
Je ne sais pas bien comment je vais l'écrire
Il me reste trop de choses à te dire
Elle sera si triste, la dernière
J'aurais déjà dû la faire
Je recule à chaque fois
Elle sera terrible, mais quand même
Elle te dira que je t'aime
Ma dernière chanson pour toi
Celle des amours buissonnières
Elle ne parlait que de toi
Et voilà, j'arrive à la centième
Elle te dit encore "je t'aime"
Ma dernière chanson pour toi.
La première, je l'ai trouvée sans le vouloir
Je n'ai eu qu'à écouter ma guitare
J'avais presque perdu la raison
Dans mon imagination
Tu étais plus belle que toi
Elle était naïve, la première
Je l'ai faite pour te plaire
Elle ne parlait que de toi
Et voilà, j'arrive à la millième
Elle va te faire de la peine
Ma dernière chanson pour toi
Je ne sais pas bien comment je vais l'écrire
Il me reste trop de choses à te dire
Elle sera si triste, la dernière
J'aurais déjà dû la faire
Je recule à chaque fois
Elle sera terrible, mais quand même
Elle te dira que je t'aime
Ma dernière chanson pour toi
vendredi 25 avril 2008
jeudi 24 avril 2008
Splendeurs et misères de la Moldavie
I find this article in the Internet. Khaldoun Laroui - french teacher who visited Moldova and describes here his impressions. Very precisely and real. La source: http://www.moldavie.fr/article.php3?id_article=865
"Je suis rentré récemment d’un long périple dans les pays de l’Europe de l’est et... je n’en suis pas encore revenu ! Voici un petit topo du plus secret, du plus énigmatique et du plus déroutant d’entre eux : la Moldavie.
La Moldavie, c’est le Cuba de demain ! Voilà un pays débarrassé du communisme et où, 15 ans après l’euphorie du grand soir de 1991, la désillusion est générale. Première nouvelle : les communistes sont toujours aux manettes.
Pas bêtes, ils ont retourné leur veste, adopté un parler démocratique et appris à louer le système libéral et sa sacro-sainte libre entreprise. Résultat : les richesses sont aux mains d’une clique d’affairistes et de mafieux et la population trinque.
Le pays est régulièrement cité comme étant le plus pauvre d’Europe et offre de loin l’image d’une nation fermée et livrée à la corruption, au népotisme, à la prostitution et à des trafics en tous genres.
En arrivant à Chisinau, on est d’abord frappé par la profusion de voitures de luxe qui sillonnent la ville dans tous les sens : Mercedes rutilantes, BMW séries limitées, Lexus flambantes neuves et véhicules tous terrains se meuvent en toute quiétude dans les grandes artères de la ville.
En battant le pavé, on constate ensuite l’énorme quantité de restaurants et de cafés encombrés à toute heure de la journée par une foule qui affiche volontiers ses moyens : jolies montres au poignet, colliers en or ou en argent bien agencés autour du cou, fringues branchées du meilleur effet et, bien entendu, le portable dernier cri que l’on décroche de temps en temps avec une nonchalance guindée. Le must, ce sont les clés de la voiture posées négligemment sur la table et que l’on tripote entre deux phrases creuses ou en appelant le serveur.
On l’aura compris : en Moldavie, on est en plein dans le règne du paraître. Les apparences, voilà l’essentiel. Il faut afficher, montrer, en mettre plein la vue... Et c’est formidable ! Alors que le pays est pauvre et pointe au dernier rang des nations européennes en termes de richesses produites, alors que le salaire moyen y oscille royalement entre 70 et 150 euros mensuels, on se croirait, en se baladant à Chisinau, quelque part entre Paris et Londres.
Une petite anecdote qui m’a été soufflée là-bas et qui illustre bien cette course effrénée au prestige et à l’ego : une jeune moldave qui travaille en France reçoit sa mère en visite pour deux semaines. Le temps d’un week-end, elle veut la faire voyager, lui montrer un peu la France. Son choix se porte sur Arles, ses arènes et sa Camargue environnante. Sa mère de froncer alors les sourcils : « Arles ? De quoi me parles-tu là, ma fille ? En Moldavie, personne ne connaît cette ville. Moi, ce sont Nice et Monte Carlo que je veux raconter à mon retour. Ce sont ces villes que les gens connaissent et ils sauront alors de quoi je cause. »
Autre fait révélateur des mentalités : à Chisinau, on croirait que le cyclisme est interdit. Les vélos sont inexistants. Tout simplement parce qu’ils sont synonymes de dénuement. Ils symbolisent la pauvreté. Se déplacer à vélo signifie dans la psyché moldave qu’on n’a pas les moyens de s’offrir un véhicule. La honte...
Que dire des femmes en Moldavie ? C’est le défilé permanent ! Jamais vu une pareille multitude de jeunes filles maquillées et fardées, en minijupes ou pantalons courts moulants, en talons hauts, avec décolletés plongeants et toutes en string. Une Moldave sans string et fesses proéminentes, c’est rare ! Et disons-le sans détours, les Moldaves sont jolies. La malbouffe, l’excès pondéral ou l’obésité, elles n’ont pas l’air vraiment au courant. Toutes plus graciles et plus longilignes les unes que les autres. L’une vous fait oublier l’autre, comme on dit en Orient, et même les quelques laides le sont d’une laideur distinguée. Que cherchent ces femmes ? Plaire ? Trouver le mari idéal, fonder une famille ? Comme partout ? C’est plus compliqué... Le capitalisme est une idée neuve en Moldavie. En arrivant, il a désigné le critère roi dans les rapports humains : l’argent. Mes interlocuteurs/trices sont unanimes : ces créatures sont d’abord et avant tout sensibles à un argument : le portefeuille. Voir les hommes cracher au bassinet, voilà ce dont elles raffolent. Et le charme, alors ?- ripostai-je d’une voix éloquente, en me dressant et en agitant les bras pour signifier l’évidence, l’esprit, l’humour, le romantisme, la droiture, la gentillesse et la bonne éducation, passés à la trappe, nom de nom ??? Eclat de rire général. Il est mignon... Ce sont là des agréments appréciés, toujours bons à prendre, mais largement secondaires, me dira-t-on. Tristesse...
En Moldavie, avec le culte généralisé des apparences, le spectacle de la pauvreté se mérite pour le touriste amateur de misère. Il doit le chercher. A côté, les bidonvilles de Bombay, les tireurs de pousse-pousse de Delhi et les miséreux d’Addis-Abeba qui s’affichent aux mirettes dès votre arrivée, c’est trop facile. Et puis, c’est devenu un peu ringard, on s’en est lassé. Place à des images innovantes. Le touriste amateur de misère investira par exemple les anciens immeubles d’habitation soviétiques pour jouir d’un authentique spectacle de délabrement général. Les façades sont sales, écorchées, rongées par l’usure et la moisissure, les fenêtres déglinguées et fissurées. En pénétrant dans les bâtiments, on avise des ascenseurs préhistoriques et puants, des boîtes aux lettres défoncées et rongées par la rouille, des poubelles communes débordantes d’immondices et ouvertes aux vents, des rampes d’escaliers brinquebalantes voire inexistantes, des murs infects gagnés par l’humidité, etc. Et tout cela, de dehors, c’est à perte de vue. Le pied ! On en a le souffle coupé.
Le touriste amateur de misère fera également quelques virées à la campagne. Passé Chisinau, plus de signalisation sur les routes. Il faut connaître son chemin sur le bout des doigts ou se munir d’une boussole. La splendide Route des Vins permet de traverser de charmants villages sans asphalte. Des puits y sont disposés tous les 500 mètres.
Ah ! Le chauffeur vous apprend, l’air distrait, que les villageois n’ont pas l’eau potable à la maison et encore ( !), ceux-là sont de sacrés veinards : les puits sont situés à un jet de pierre de leurs chaumières. D’autres doivent se farcir des kilomètres pour s’en procurer. Donc, pas de réseau de distribution d’eau dans les villages : c’est simple et c’est à une poignée de kilomètres de Chisinau, de ses berlines de luxe, de ses restaurants bondés et de sa vie nocturne tapageuse. Par -20 degrés en hiver, les villageois vont chercher l’eau dans les puits pour leurs besoins quotidiens : se laver, faire la vaisselle, le linge, etc. C’est une question que j’ai maintes fois posée : comment l’Union Soviétique qui envoie des hommes dans l’espace n’est-elle pas en mesure d’assurer une distribution d’eau potable à ses administrés ? Une question de priorités certainement...
Sur la route toujours, il arrive de traverser des villages fantômes. Explication : les habitants au complet sont allés voir ailleurs. La Moldavie est un grand fournisseur d’immigrés. Après moi, c’est mon frère, ensuite mon cousin, puis mon voisin, et naturellement la copine de mon voisin et ainsi de suite. L’Italie et la Russie sont les premiers clients. En France, une commune dans les environs de Paris compte une forte communauté moldave. Les visas pour partir sont pris d’assaut, les trafics et les pots-de-vin - monnaie courante. Ces immigrés, par définition pourvoyeurs de devises, sont du pain bénit pour une économie moribonde. Comme sous d’autres latitudes, la monnaie nationale (le leu moldave) se maintient vaillamment grâce aux seuls apports des immigrés.
La Moldavie est le Cuba de demain, disais-je. C’est aussi le Cuba d’hier. Des inégalités sociales abyssales, un pouvoir politique corrompu et largement discrédité. L’animation, le luxe indécent, le faste et la luxure dans la capitale, alors que les campagnes manquent du minimum vital. Avec en prime, une population déboussolée : sa Révolution, elle l’a déjà réalisée, non ? Que peut-elle faire de plus ? "
Article par Khaldoun Laroui, enseignant
"Je suis rentré récemment d’un long périple dans les pays de l’Europe de l’est et... je n’en suis pas encore revenu ! Voici un petit topo du plus secret, du plus énigmatique et du plus déroutant d’entre eux : la Moldavie.
La Moldavie, c’est le Cuba de demain ! Voilà un pays débarrassé du communisme et où, 15 ans après l’euphorie du grand soir de 1991, la désillusion est générale. Première nouvelle : les communistes sont toujours aux manettes.
Pas bêtes, ils ont retourné leur veste, adopté un parler démocratique et appris à louer le système libéral et sa sacro-sainte libre entreprise. Résultat : les richesses sont aux mains d’une clique d’affairistes et de mafieux et la population trinque.
Le pays est régulièrement cité comme étant le plus pauvre d’Europe et offre de loin l’image d’une nation fermée et livrée à la corruption, au népotisme, à la prostitution et à des trafics en tous genres.
En arrivant à Chisinau, on est d’abord frappé par la profusion de voitures de luxe qui sillonnent la ville dans tous les sens : Mercedes rutilantes, BMW séries limitées, Lexus flambantes neuves et véhicules tous terrains se meuvent en toute quiétude dans les grandes artères de la ville.
En battant le pavé, on constate ensuite l’énorme quantité de restaurants et de cafés encombrés à toute heure de la journée par une foule qui affiche volontiers ses moyens : jolies montres au poignet, colliers en or ou en argent bien agencés autour du cou, fringues branchées du meilleur effet et, bien entendu, le portable dernier cri que l’on décroche de temps en temps avec une nonchalance guindée. Le must, ce sont les clés de la voiture posées négligemment sur la table et que l’on tripote entre deux phrases creuses ou en appelant le serveur.
On l’aura compris : en Moldavie, on est en plein dans le règne du paraître. Les apparences, voilà l’essentiel. Il faut afficher, montrer, en mettre plein la vue... Et c’est formidable ! Alors que le pays est pauvre et pointe au dernier rang des nations européennes en termes de richesses produites, alors que le salaire moyen y oscille royalement entre 70 et 150 euros mensuels, on se croirait, en se baladant à Chisinau, quelque part entre Paris et Londres.
Une petite anecdote qui m’a été soufflée là-bas et qui illustre bien cette course effrénée au prestige et à l’ego : une jeune moldave qui travaille en France reçoit sa mère en visite pour deux semaines. Le temps d’un week-end, elle veut la faire voyager, lui montrer un peu la France. Son choix se porte sur Arles, ses arènes et sa Camargue environnante. Sa mère de froncer alors les sourcils : « Arles ? De quoi me parles-tu là, ma fille ? En Moldavie, personne ne connaît cette ville. Moi, ce sont Nice et Monte Carlo que je veux raconter à mon retour. Ce sont ces villes que les gens connaissent et ils sauront alors de quoi je cause. »
Autre fait révélateur des mentalités : à Chisinau, on croirait que le cyclisme est interdit. Les vélos sont inexistants. Tout simplement parce qu’ils sont synonymes de dénuement. Ils symbolisent la pauvreté. Se déplacer à vélo signifie dans la psyché moldave qu’on n’a pas les moyens de s’offrir un véhicule. La honte...
Que dire des femmes en Moldavie ? C’est le défilé permanent ! Jamais vu une pareille multitude de jeunes filles maquillées et fardées, en minijupes ou pantalons courts moulants, en talons hauts, avec décolletés plongeants et toutes en string. Une Moldave sans string et fesses proéminentes, c’est rare ! Et disons-le sans détours, les Moldaves sont jolies. La malbouffe, l’excès pondéral ou l’obésité, elles n’ont pas l’air vraiment au courant. Toutes plus graciles et plus longilignes les unes que les autres. L’une vous fait oublier l’autre, comme on dit en Orient, et même les quelques laides le sont d’une laideur distinguée. Que cherchent ces femmes ? Plaire ? Trouver le mari idéal, fonder une famille ? Comme partout ? C’est plus compliqué... Le capitalisme est une idée neuve en Moldavie. En arrivant, il a désigné le critère roi dans les rapports humains : l’argent. Mes interlocuteurs/trices sont unanimes : ces créatures sont d’abord et avant tout sensibles à un argument : le portefeuille. Voir les hommes cracher au bassinet, voilà ce dont elles raffolent. Et le charme, alors ?- ripostai-je d’une voix éloquente, en me dressant et en agitant les bras pour signifier l’évidence, l’esprit, l’humour, le romantisme, la droiture, la gentillesse et la bonne éducation, passés à la trappe, nom de nom ??? Eclat de rire général. Il est mignon... Ce sont là des agréments appréciés, toujours bons à prendre, mais largement secondaires, me dira-t-on. Tristesse...
En Moldavie, avec le culte généralisé des apparences, le spectacle de la pauvreté se mérite pour le touriste amateur de misère. Il doit le chercher. A côté, les bidonvilles de Bombay, les tireurs de pousse-pousse de Delhi et les miséreux d’Addis-Abeba qui s’affichent aux mirettes dès votre arrivée, c’est trop facile. Et puis, c’est devenu un peu ringard, on s’en est lassé. Place à des images innovantes. Le touriste amateur de misère investira par exemple les anciens immeubles d’habitation soviétiques pour jouir d’un authentique spectacle de délabrement général. Les façades sont sales, écorchées, rongées par l’usure et la moisissure, les fenêtres déglinguées et fissurées. En pénétrant dans les bâtiments, on avise des ascenseurs préhistoriques et puants, des boîtes aux lettres défoncées et rongées par la rouille, des poubelles communes débordantes d’immondices et ouvertes aux vents, des rampes d’escaliers brinquebalantes voire inexistantes, des murs infects gagnés par l’humidité, etc. Et tout cela, de dehors, c’est à perte de vue. Le pied ! On en a le souffle coupé.
Le touriste amateur de misère fera également quelques virées à la campagne. Passé Chisinau, plus de signalisation sur les routes. Il faut connaître son chemin sur le bout des doigts ou se munir d’une boussole. La splendide Route des Vins permet de traverser de charmants villages sans asphalte. Des puits y sont disposés tous les 500 mètres.
Ah ! Le chauffeur vous apprend, l’air distrait, que les villageois n’ont pas l’eau potable à la maison et encore ( !), ceux-là sont de sacrés veinards : les puits sont situés à un jet de pierre de leurs chaumières. D’autres doivent se farcir des kilomètres pour s’en procurer. Donc, pas de réseau de distribution d’eau dans les villages : c’est simple et c’est à une poignée de kilomètres de Chisinau, de ses berlines de luxe, de ses restaurants bondés et de sa vie nocturne tapageuse. Par -20 degrés en hiver, les villageois vont chercher l’eau dans les puits pour leurs besoins quotidiens : se laver, faire la vaisselle, le linge, etc. C’est une question que j’ai maintes fois posée : comment l’Union Soviétique qui envoie des hommes dans l’espace n’est-elle pas en mesure d’assurer une distribution d’eau potable à ses administrés ? Une question de priorités certainement...
Sur la route toujours, il arrive de traverser des villages fantômes. Explication : les habitants au complet sont allés voir ailleurs. La Moldavie est un grand fournisseur d’immigrés. Après moi, c’est mon frère, ensuite mon cousin, puis mon voisin, et naturellement la copine de mon voisin et ainsi de suite. L’Italie et la Russie sont les premiers clients. En France, une commune dans les environs de Paris compte une forte communauté moldave. Les visas pour partir sont pris d’assaut, les trafics et les pots-de-vin - monnaie courante. Ces immigrés, par définition pourvoyeurs de devises, sont du pain bénit pour une économie moribonde. Comme sous d’autres latitudes, la monnaie nationale (le leu moldave) se maintient vaillamment grâce aux seuls apports des immigrés.
La Moldavie est le Cuba de demain, disais-je. C’est aussi le Cuba d’hier. Des inégalités sociales abyssales, un pouvoir politique corrompu et largement discrédité. L’animation, le luxe indécent, le faste et la luxure dans la capitale, alors que les campagnes manquent du minimum vital. Avec en prime, une population déboussolée : sa Révolution, elle l’a déjà réalisée, non ? Que peut-elle faire de plus ? "
Article par Khaldoun Laroui, enseignant
mardi 22 avril 2008
Salut les amoureux - Joe Dassin
Paroles et Musique: Pierre Delanoé et R. Dassin
Les matins se suivent et se ressemblent
Quand l'amour fait place au quotidien
On n'était pas fait pour vivre ensemble
Ça n'suffit pas de toujours s'aimer bien
C'est drôle, hier, on s'ennuyait
Et c'est à peine si l'on trouvait
Des mots pour se parler du mauvais temps
Et maintenant qu'il faut partir
On a cent mille choses à dire
Qui tiennent trop à cœur pour si peu de temps
On s'est aimé comme on se quitte
Tout simplement sans penser à demain
A demain qui vient toujours un peu trop vite
Aux adieux qui quelque fois se passent un peu trop bien
On fait c'qu'il faut, on tient nos rôles
On se regarde, on rit, on crâne un peu
On a toujours oublié quelque chose
C'est pas facile de se dire adieu
Et l'on sait trop bien que tôt ou tard
Demain peut-être ou même ce soir
On va se dire que tout n'est pas perdu
De ce roman inachevé, on va se faire un conte de fées
Mais on a passé l'âge, on n'y croirait plus
On s'est aimé comme on se quitte
Tout simplement sans penser à demain
A demain qui vient toujours un peu trop vite
Aux adieux qui quelque fois se passent un peu trop bien
Roméo, Juliette et tous les autres
Au fond de vos bouquins dormez en paix
Une simple histoire comme la nôtre
Est de celles qu'on écrira jamais
Allons petite il faut partir
Laisser ici nos souvenirs
On va descendre ensemble si tu veux
Et quand elle va nous voir passer
La patronne du café
Va encore nous dire "Salut les amoureux"
On s'est aimé comme on se quitte
Tout simplement sans penser à demain
A demain qui vient toujours un peu trop vite
Aux adieux qui quelque fois se passent un peu trop bien.
Les matins se suivent et se ressemblent
Quand l'amour fait place au quotidien
On n'était pas fait pour vivre ensemble
Ça n'suffit pas de toujours s'aimer bien
C'est drôle, hier, on s'ennuyait
Et c'est à peine si l'on trouvait
Des mots pour se parler du mauvais temps
Et maintenant qu'il faut partir
On a cent mille choses à dire
Qui tiennent trop à cœur pour si peu de temps
On s'est aimé comme on se quitte
Tout simplement sans penser à demain
A demain qui vient toujours un peu trop vite
Aux adieux qui quelque fois se passent un peu trop bien
On fait c'qu'il faut, on tient nos rôles
On se regarde, on rit, on crâne un peu
On a toujours oublié quelque chose
C'est pas facile de se dire adieu
Et l'on sait trop bien que tôt ou tard
Demain peut-être ou même ce soir
On va se dire que tout n'est pas perdu
De ce roman inachevé, on va se faire un conte de fées
Mais on a passé l'âge, on n'y croirait plus
On s'est aimé comme on se quitte
Tout simplement sans penser à demain
A demain qui vient toujours un peu trop vite
Aux adieux qui quelque fois se passent un peu trop bien
Roméo, Juliette et tous les autres
Au fond de vos bouquins dormez en paix
Une simple histoire comme la nôtre
Est de celles qu'on écrira jamais
Allons petite il faut partir
Laisser ici nos souvenirs
On va descendre ensemble si tu veux
Et quand elle va nous voir passer
La patronne du café
Va encore nous dire "Salut les amoureux"
On s'est aimé comme on se quitte
Tout simplement sans penser à demain
A demain qui vient toujours un peu trop vite
Aux adieux qui quelque fois se passent un peu trop bien.
dimanche 20 avril 2008
Descendus Au Chantier - Mes Aïeux
Descendus au chantier, trente hommes sans métier.
Descendus au chantier, descendus pour bûcher.
L`hiver. Calvaire. La misère noire.
Loin de nos femmes. À deux pas des flammes de l`enfer.
Descendus au chantier s`engager comme bétail.
Soixante jours de travail. Trente hommes prêts à se renier.
Le boss des bécosses nous tient par les gosses.
Loin de l`amour, la tête dans la porte du four de l`enfer.
Descendus au chantier. Y`a pus de job en ville.
Descendus au chantier, trente esclaves serviles.
Je m`adresse au grand Satan : Je connais la légende d`antan...
Celle du fameux canot volant. Tire-nous d`icitte au plus coupant!
Je veux voler dans le firmament,revoir ne serait-ce qu`un instant
les yeux de ma femme et de mes enfants...
Satan, Satan est-ce que tu m`entends?
Descendus au chantier. Trente hommes à genoux pour une poignée de sous.
Descendus pour se damner. Les lits trop durs, les nuits de parjures.
Loin du foyer pour payer le loyer d`un séjour en enfer.
Descendus au chantier pour se faire exploiter.
Trente hommes résignés qui marchent dos courbé.
Satan, Satan est-ce que tu m`entends?
Je donnerais mes vingt ans et pis mon âme en garantie
si pour la nuit tu nous sors d`ici!
Le grand Satan est apparu... Notre prière a été entendue!
Mais il nous a tous informés que les temps avaient bien changé...
Descendus au chantier. Trente hommes déjà damnés.
Descendus pour brûler. Descendus pour l`Éternité...
Descendus au chantier, descendus pour bûcher.
L`hiver. Calvaire. La misère noire.
Loin de nos femmes. À deux pas des flammes de l`enfer.
Descendus au chantier s`engager comme bétail.
Soixante jours de travail. Trente hommes prêts à se renier.
Le boss des bécosses nous tient par les gosses.
Loin de l`amour, la tête dans la porte du four de l`enfer.
Descendus au chantier. Y`a pus de job en ville.
Descendus au chantier, trente esclaves serviles.
Je m`adresse au grand Satan : Je connais la légende d`antan...
Celle du fameux canot volant. Tire-nous d`icitte au plus coupant!
Je veux voler dans le firmament,revoir ne serait-ce qu`un instant
les yeux de ma femme et de mes enfants...
Satan, Satan est-ce que tu m`entends?
Descendus au chantier. Trente hommes à genoux pour une poignée de sous.
Descendus pour se damner. Les lits trop durs, les nuits de parjures.
Loin du foyer pour payer le loyer d`un séjour en enfer.
Descendus au chantier pour se faire exploiter.
Trente hommes résignés qui marchent dos courbé.
Satan, Satan est-ce que tu m`entends?
Je donnerais mes vingt ans et pis mon âme en garantie
si pour la nuit tu nous sors d`ici!
Le grand Satan est apparu... Notre prière a été entendue!
Mais il nous a tous informés que les temps avaient bien changé...
Descendus au chantier. Trente hommes déjà damnés.
Descendus pour brûler. Descendus pour l`Éternité...
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